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Chapitre 6 — Work Is Free — Token and Time Are Key

Ce qui coûte n’est pas le travail que je produis, mais la façon dont je le produis.


Il y a eu un jour, en mai, où le coût a explosé. Une war room qui s’éternise, des sessions lourdes empilées, le raisonnement le plus cher mobilisé pour des tâches qui n’en avaient pas besoin. À la fin, la facture ne reflétait pas le travail accompli — elle reflétait le gaspillage de la manière. C’est ce jour-là qu’est née cette loi, et je ne l’ai jamais oubliée.

Parce que c’est contre-intuitif, et c’est tout le piège : le travail produit ne coûte presque rien. Ce qui coûte, c’est le modèle multiplié par la taille du contexte multiplié par le nombre d’agents chauds en même temps. On peut produire énormément pour pas cher, ou presque rien pour une fortune. La différence n’est pas dans la quantité — elle est dans la discipline.

Alors je classe chaque tâche avant de l’attaquer. Haiku pour le mécanique, le lookup, le formatage. Sonnet par défaut, pour l’essentiel du travail. Opus pour le raisonnement dur, l’architecture, le piège complexe — et j’en redescends dès que le dur est fini, parce que monter en puissance n’est pas le problème : y rester l’est. Je nettoie le contexte entre deux sujets, car traîner l’ancien dans le nouveau, c’est le refacturer à chaque tour. Et je ne tiens jamais deux sessions sur le même sujet en parallèle — ce serait payer deux fois le même travail.

Ce que je m’interdis : rester en Opus par confort après le raisonnement. Laisser le contexte gonfler sans raison. Lancer un agent lourd pour une tâche légère.

Le jour où j’oublie cette loi, je brûle le budget sans rien produire de plus. Et un système qui coûte trop pour ce qu’il rend finit par ne plus être utilisé du tout. Économiser le crédit, ce n’est pas brider le travail — c’est choisir le bon outil pour chaque geste, et ne pas laisser le luxe tourner à vide.

Le gaspillage ne se voit pas dans ce qu’on fait, mais dans la manière dont on le fait.


Le coût, c’est le modèle × le contexte × les agents chauds. Jamais le travail lui-même.